Eglises et clochers - Sainte Croix des deux Creuse

On  recherche  des  informations...

Cette page est encore bien courte...

L'objectif est de présenter au moins un paragraphe, avec une photo ou une image, pour chacun des clochers de la paroisse Ste Croix des deux Creuse. 

Pour cela nous mettons les Internautes à contribution : toutes informations, images et photos libres de droits seront les bienvenues. Vous pouvez les transmettre à l'adresse suivante : michel.arnaud52@gmail.com

Merci...

narthex 

site Internet sur l'art sacré, le patrimoine religieux, 

la création artistique dans le domaine religieux, etc.

Blaudeix - Eglise St Jean-Baptiste

Cette église (photo 1), de style gothique, a été construite à la fin du XIII° siècle (sauf la flèche) ; c'est une ancienne commanderie de l'ordre des Templiers (ordre militaire et religieux, photos 4 et 5), ce qui explique que l'église ait été fortifiée. Preuve de ces fortifications : la pierre percée (à gauche sur la photo 2) est une meurtrière de cette ancienne commanderie. Les joints jaunes qui relient les pierres des murs sont d'origine, et quand il pleut, ils gonflent pour bien sceller ces pierres entre elles.

Les Templiers avaient pour mission de protéger et d'accompagner les pèlerins qui se rendaient à Jérusalem, tout au long de leur itinéraire. Mais l'ordre du Temple fut dissous en 1312 par le pape Clément V, et ce sont les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui récupèrèrent la commanderie de Blaudeix (d'où le patronage par St Jean-Baptiste), jusqu'à la Révolution, où elle fut vendue comme bien national. La chapelle a été réaffectée au culte au XIX° siècle ; les autres bâtiments sont tombés en ruines.

La grille (photo 3) permettait d'accéder à une cache des....trésors de la chapelle templière ! Mais à la Révolution, les reliques et les pierres précieuses dont les pèlerins de St Jacques de Compostelle se frottaient les yeux  pour recouvrer la vue, ont disparu... Toutefois, l'église a gardé divers ostensoirs et objets liturgiques anciens (photo 6).

Il subsite également trois pierres, restes de tombeaux où ont été retrouvés des ossements, des corps brûlés, et tout un assortiment de vaisselles : c'était (comme au temps des momies égyptiennes) pour que la personne enterrée ne parte pas vers l'au-delà les mains vides ! survivance du paganisme et manque de confiance en les promesses du Christ...

 En savoir plus sur l'Ordre du Temple.

Cliquez sur l'imagette de votre choix, puis cliquez sur l"image pour l'agrandir

Boussac - Eglise Ste Anne

Boussac est surtout connu par son château du XV° siècle, ancien siège de la sous-préfecture, dans lequel Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments Historiques et écrivain, redécouvrit en 1841 la suite des six tapisseries de la "Dame à la Licorne", maintenant exposées au Musée de Cluny à Paris. Ce château, aujourd'hui propriété privée, se visite et présente, entre autres, plusieurs tapisseries de Dom Robert.

L'église Ste Anne remonte au XIII° siècle, mais a été profondément remaniée au XV° siècle. Des chapelles latérales ont été ajoutées, lui donnant la forme d'une croix de Jérusalem. Son clocher, à la flèche octogonale fine et élancée, est recouvert de bardeaux de châtaignier.

Sainte Anne, patronne de cette église, est la mère de la Sainte Vierge Marie. On la fête, avec son époux Saint Joachim, le 26 juillet.

Ci-dessus : cette photo originale de l'autel de l'église Ste Anne a été prise le 8 mai 2019, à l'occasion de la commémoration de l'armistice du 8 mai 1945. Admirer le magnifique tabernacle ainsi que le crucifix moderne à gauche. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

  Voir un reportage photo sur cette église.

  En savoir plus sur l'église Ste Anne, les tapisseries de la Dame à la Licorne, et les autres éléments remarquables du patrimoine, sur le site Internet de la commune de Boussac

  Site Facebook du château de Boussac (on peut le regarder sans avoir de compte Facebook).

Domeyrot - Eglise St Denis

L'église d'origine a été construite en style roman (voûte en berceau) au XII° siècle, mais elle a été agrandie et remaniée par la suite :

  • chapelle latérale voûtée d’ogives (style gothique) du XV° siècle
  • magnifique retable en bois peint du XVII° siècle (photo 1 ci-contre)
  • clocher carré du XVII° siècle
  • vitraux du XIX° siècle (photo 4)
  • restauration dans les années 1990
  • vitraux contemporains en tapisserie d’Aubusson, de Jean Fourton, mis en place en 2012.

Photos (cliquer sur l'imagette choisie, puis cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Photo 1 : le choeur et le retable en bois : quatre colonnes torses, corniche supérieure très découpée, couleurs dominantes blanc et or ; tableau central signé du peintre aubussonnais La Seiglière, statues de deux évêques dans les niches latérales (probablement St Denis et St Martial, les deux saints patrons de cette église, bien que St Denis soit habituellement représenté portant sa tête dans ses mains après avoir été décapité) ; le fond de ces niches est peint dans la même nuance de bleu que la voûte ; remarquer les chapiteaux ornés de feuilles, au sommet des colonnes de pierre à l'extrême droite et à l'extrême gauche de la photo.

Photo 2 : la voûte romane en berceau (couleur bleue évoquant le Ciel, avec de petits personnages peints ça et là) ; en bas de la photo, on voit le haut du retable ; le personnage central, qui symbolise Dieu le Père, ouvre les bras pour accueillir les âmes des bienheureux qui montent au Paradis.

Photo 3 : à l'autre extrémité de la nef, la balustrade laisse voir l'intérieur du clocher ; remarquer la frise peinte sur la poutre qui soutient la balustrade.

Photo 4 : vitrail de la Ste Vierge Marie ; admirer la richesse et les couleurs des peintures murales, ainsi que la finesse des sculptures sur bois du Chemin de croix (à droite et à gauche de la baie).

Photo 5 : autel secondaire en marbre blanc dans la chapelle latérale ; statue de la Vierge à l'Enfant Jésus ; voûte en ogive, peinte en bleu comme le Ciel ! remarquer aussi les fleurs de lys stylisées du décor mural.

Photo 6 : autel secondaire avec une statue de St Joseph tenant l'Enfant Jésus dans ses bras.

Gouzon  -  Eglise  St Martin

L'église St Martin remonte au XIII° siècle, pour ses parties les plus anciennes. Son bâtiment haut et massif, sa forme parallélépipédique et ses puissants contreforts sont caractéristiques du style limousin. A l'origine, c'était la chapelle d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Lesterps (aujourd'hui en Charente, près de Confolens). Elle fut ensuite utilisée comme prison, à l'époque de Napoléon I°, avant de devenir église paroissiale en 1828, après des travaux d'agrandissement au cours desquels on lui ajouta le choeur semi-circulaire ainsi que la chapelle latérale du côté nord. Elle a été inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques le 1° mai 1933.

L'église a été entièrement restaurée entre 2001 et 2016. A cette occasion, le mobilier liturgique a été renouvelé. Le nouveau mobilier, d'un style plus contemporain, a été conçu et réalisé par des artisans creusois (Antoine Mazurier et Vincent Crinière, de Felletin), puis consacré et inauguré en janvier 2016. L'ancien autel, qui avait son charme (et qui est aussi inventorié comme Monument Historique), est maintenant dans la chapelle latérale.

Photos ci-dessus (cliquer sur l'imagette choisie, puis cliquer sur l'image pour l'agrandir) : 

1- le choeur semi-circulaire, avec son mobilier contemporain (autel en granit, bancs, croix, ambon hors champ de la photo) qui s'insère dans des éléments plus anciens (stalles de bois, vitraux, statues). Les lames du parquet sont orientées dans tous les sens, symbolisant la Parole de Dieu qui doit se propager dans toutes les directions, vers tous les hommes et tous les peuples, à temps et à contre-temps. La teinte claire du bois donne un aspect lumineux à ce choeur. Les quatre statues dorées dans les niches autour du choeur représentent les quatre évangélistes.

2- l'ancien autel, dans la chapelle latérale du côté Nord.


  Voir plus de photos de cette église, et encore d'autres photos...

  En savoir plus sur les éléments architecturaux de l'église et sur la dernière restauration.

Jarnages  -  Eglise  St Michel

La construction de cette église romane remonte au XII° siècle ; elle a été fortifiée pendant la guerre de Cent ans, pour se protéger des Grandes Compagnies (bandes de mercenaires, soudards et pillards au service des armées anglaises). Une histoire locale raconte que, lors du siège de Jarnages par les troupes anglaises, un habitant eut l'idée de faire placer nuitamment sur les remparts des troncs d'arbres maquillés en canons ; le lendemain matin, les anglais, voyant ces canons braqués sur eux, jugèrent plus prudent de prendre la fuite...

L'édifice a la forme d'une croix grecque (c'est à dire la forme du signe + avec quatre branches d'égale longueur), ce qui est rare en Limousin. Le portail ouest proviendrait, selon une tradition orale, de l'abbaye des Célestins des Ternes (hameau situé à environ 5 km au sud-ouest de Jarnages), et aurait été intégré à la façade occidentale de l'église à la fin du XVIII° siècle, après la fermeture de cette abbaye en 1777.

Cette église a été classée Monument Historique le 12 novembre 1930.

Photos ci-contre (cliquer sur l'imagette choisie, puis cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

1- Grand retable en bois ; les deux statues placées dans les niches représentent : à gauche l'archange St Michel, saint patron de l'église, triomphant du démon ; à droite Ste Jeanne d'Arc, héroïne de la guerre de Cent ans, vierge et martyre.

2- Statue de la Ste Vierge Marie. La couleur blanche de cette statue fait référence à son Immaculée Conception ; elle est décorée d'un rameau de buis béni.

  Voir plus de photos de cette église, et encore d'autres photos... Voir des photos des chapiteaux de l'église   

  En savoir plus sur l'histoire de Jarnages (sur le site Internet de la commune)

Lavaufranche : pas d'église !

La commune de Lavaufranche présente la particularité de ne pas avoir d'église (ni de cimetière), et donc pas de saint patron. C'est une situation relativement rare (deux communes concernées en Creuse, une seule en Corrèze, aucune en Haute-Vienne, une seule dans le Puy de Dôme).

C'est d'autant plus surprenant qu'il y a eu dans le bourg une Commanderie de l'Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem (fondée au XII° siècle), avec une chapelle qui aurait peut-être pu être transformée à moindres frais en église paroissiale... Le bâtiment (avec la chapelle) existe toujours, mais il est devenu une propriété privée ; il a été classé "Monument Historique" en 1963.

  En savoir plus sur la Commanderie de Lavaufranche (site Internet avec de nombreuses photos) 

Rimondeix - Eglise St Jean-Baptiste

La commune de Rimondeix, peu peuplée (74 habitants en 2013), a fusionné le 1° janvier 2016 avec la commune voisine de Parsac, sous le nom de Parsac-Rimondeix ; Rimondeix a maintenant le statut de "commune déléguée".

Mgr Sebrand Chabot, évêque de Limoges de 1171 à 1198, donna l'église de Rimondeix aux Chevaliers du Temple. Après la révocation des Templiers, elle devint propriété de la Commanderie de Malte, et fut placée sous la dépendance de Blaudeix. C'est un sanctuaire rural comprenant une nef unique se terminant par une abside en hémicycle voûtée en cul de four. L'abside ainsi qu'une partie du mur sud de la nef datent du XII° siècle. Cette nef a été entièrement remaniée au XVIII° siècle et voûtée en berceau de briques. La façade occidentale est surmontée par un clocher. A l'intérieur, l'abside présente des colonnettes surmontées de chapiteaux romans, et une peinture murale sur le cul-de-four représentant un Christ en gloire dans une mandorle, entouré des quatre symboles évangéliques (texte de la notice des Monuments historiques)

Cette église, placée sous le patronage de St Jean-Baptiste, a été inscrite à la liste des Monuments Historiques le 26 décembre 1980 ; elle a fait l'objet d'une restauration en 2013.

Photo 1 : vue de 3/4 arrière ; à droite, la magnifique abside romane en hémicycle (c'est à dire en demi-cercle)

Photo 2 : le clocher quadrangulaire, surmonté de la flèche octogonale, elle-même surmontée de son coq girouette. La couverture du clocher est en bardeaux de châtaignier.

Photo 3 : ce chêne séculaire veille sur l'église.      (cliquer sur l'imagette choisie, puis cliquer sur l'image pour l'agrandir)