Vie du diocèse et de l'Eglise

Communiqué de presse du Ministère de l'Intérieur - 22 mai 2020

REPRISE DES CÉRÉMONIES RELIGIEUSES

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, annonce avoir convenu avec les représentants des cultes des modalités de reprise des cérémonies religieuses.

Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables des cultes en France ont fait preuve de réactivité et de responsabilité face à l'épidémie. Si les lieux de culte n'ont jamais été fermés, des restrictions ont dû être imposées pour les cérémonies religieuses alors même que le confinement se déroulait lors de fêtes religieuses particulièrement importantes, notamment pour nos concitoyens chrétiens, juifs et musulmans.
Conscients de cette situation, le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont entretenu un dialogue constant avec les responsables des cultes et dès le 4 mai au Sénat, le Premier ministre annonçait l'intention du Gouvernement de permettre la reprise des cérémonies religieuses, dans le respect des règles sanitaires pour la fin de mois de mai.
Par une décision du 18 mai, le Conseil d'Etat a jugé que la reprise des cérémonies religieuses pouvait être envisagée sous réserve du respect de règles sanitaires strictes. Ce matin, lors d'une nouvelle réunion de concertation, le ministre de l'Intérieur et les responsables des cultes ont pu s'accorder sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous.
Ainsi, un décret qui paraîtra dans les prochaines heures et entrera immédiatement en vigueur, prévoit que :

  •  les lieux de culte seront tenus, comme tous les autres établissements recevant du public, de respecter les gestes barrières ainsi que les mesures de distanciation physique. Le gestionnaire du lieu de culte sera en charge du respect de ces prescriptions ;
  • les organisateurs s'assureront du respect de la règle de distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes, en déterminant ce faisant le seuil maximal de fréquentation. Les organisateurs demeurent évidemment libres de fixer un seuil inférieur ;
  • le port d'un masque de protection sera obligatoire lors des cérémonies religieuses ;
  •  une attention particulière sera portée sur les entrées et les sorties des édifices. Pour chaque lieu de culte, une personne identifiée sera ainsi désignée par l'organisation pour réguler le flux, veiller au nombre de personnes présentes à l'intérieur des bâtiments et éviter les attroupements aux abords de ceux-ci ;
  • la désinfection des mains sera obligatoire à l'entrée des lieux de culte.

Les préfets de département pourront interdire l'ouverture ou ordonner la fermeture d'un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées.
Par ailleurs, à ce dispositif nécessaire pour la sécurité sanitaire des fidèles comme des célébrants, viendra s'ajouter l'application de recommandations élaborées par chaque culte et adaptées à leur pratique rituelle.
Si l'objectif d'une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin, il sera ainsi possible, dès la publication de ce décret, sous la responsabilité du gestionnaire du site et dans le respect des règles et obligations convenues avec les représentants des cultes, de célébrer à nouveau, progressivement, des offices.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, déclare : « Cette décision est le fruit du dialogue riche et permanent que nous avons entretenus avec les cultes depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun. Notre volonté de protéger les Français et de limiter la circulation du virus n'a pas changé. Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes. »

Lettre de Mgr Bozo aux diocésains - 8 mai 2020

En ce mois de mai, une issue au confinement imposé par la crise sanitaire du Covid 19 se fait jour, avec joie  et inquiétude, selon les tempéraments, les âges, les santés... Il est temps de vous donner quelques perspectives, autant qu’il est possible de les dessiner.

1. Une perspective spirituelle
La première perspective est plus spirituelle et liée à ce mois de mai, mois de Marie. Le Pape François a écrit une brève lettre (Lettre à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020, du 25 avril 2020) à cette occasion en encourageant les catholiques à profiter du confinement pour « redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison » avec un « secret pour
le faire : la simplicité ». L’enjeu est adapté à la situation : « contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve ».
En pensant à ce mois de Marie et aux mystères du Rosaire, je réalise à quel point le cœur de Marie est un « lieu » privilégié pour affronter l’épreuve. Marie de l’Annonciation enseigne à accueillir les appels du Seigneur, aussi déconcertants soient-ils. Marie de la Nativité indique un chemin d’intériorité, elle qui « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19). Marie de la Visitation ou des noces de Cana nous montre la Mère du Sauveur décentrée d’elle-même, attentive à la vie des autres, à ceux qui sont dans le besoin, agissant et intercédant auprès de son Fils. Marie au pied de la Croix invite à tenir debout dans l’épreuve. Marie de l’Assomption ouvre à cette perspective finale vers laquelle, à travers les tribulations de l’histoire, nous marchons comme des pèlerins, aimantés par cette bienheureuse fin qui nous est promise.
Je relaie donc volontiers cet appel du Saint Père à prier le chapelet ou en tout cas à « prendre chez nous » Marie. J’en profite pour mentionner que j’ai reçu de plusieurs d’entre vous, des courriers me demandant, à l’instar de nombreux diocèses, de consacrer le nôtre au Cœur de Marie. J’ai répondu à ces sollicitations en précisant qu’un tel acte ne me semblerait fécond, que s’il n’était pas, sur la suggestion de quelques fidèles, une décision personnelle de l’évêque, qui consacrerait le diocèse à Marie comme une solution à nos problèmes, mais plutôt un acte mûri et porté ensemble parce que nous en aurions approfondi la portée. Je vous invite alors, comme Marie, à conserver cette perspective en vos cœurs, pour qu’elle y trouve un terreau fertile en vue de préparer ensemble un tel geste.

2. Une perspective pastorale
Le 11 mai marque le début du fameux « déconfinement », que nos gouvernants nous présentent avec force prudence, tant le risque d’une reprise de l’épidémie est présent. Je vous invite donc à rester vigilants à tout ce qui pourrait favoriser cette reprise. Notre foi n’est pas un vaccin contre le Covid. La charité à laquelle elle nous appelle oblige à l’exemplarité.
Ceci dit, ne boudons pas notre joie, profitons de toutes les possibilités que cette étape nous offre et ne ménageons pas nos efforts pour sortir d’une certaine léthargie où ce confinement a pu insensiblement nous installer.
Dès le 11 mai, les activités pastorales, finalement assez nombreuses, qui ne nécessitent pas de se retrouver à plus de dix, peuvent reprendre dans la mesure où les conditions permettront de respecter les consignes sanitaires envoyées aux responsables concernés. J’y encourage donc vivement ! Ainsi catéchèse, aumôneries et mouvements de jeunes, équipes et conseils, mouvements et services, préparation aux sacrements, visites aux malades, pourront reprendre sans écrans interposés... Heureusement, les activités caritatives ont pu continuer en partie leurs activités, parfois vitales, grâce aux exemptions dont elles bénéficiaient par rapport au régime commun et au magnifique dévouement de leurs bénévoles.
La maison diocésaine à Limoges s’est préparée également à ré-ouvrir ses portes pour pouvoir accueillir salariés, bénévoles et public selon les besoins.

3. Une perspective cultuelle
Le Premier ministre a précisé que le déconfinement cultuel pourrait être mis en œuvre à compter de la Pentecôte. Cela sera confirmé quelques jours avant, en fonction des résultats des quinze premiers jours de déconfinement. D’ici-là, les églises peuvent être ouvertes et je vous invite à venir prier devant le Saint Sacrement, à organiser la prière commune sous toutes ses formes, en groupes ne dépassant pas dix personnes et en respectant les mesures barrières. Vous pouvez également solliciter les prêtres pour la célébration du sacrement de la réconciliation ou du sacrement des malades.
A compter de la Pentecôte (sauf contre-ordre), le culte public pourra donc reprendre, mais à des conditions assez contraignantes qui nécessiteront l’appui de nombreuses bonnes volontés (et une vraie dose de bonne volonté !). Les évêques ont proposé au gouvernement d’autoriser le remplissage au tiers de la capacité totale des églises, ce qui, dans l’attente d’une réponse des services de l’Etat, donne une perspective pour préparer le déconfinement. A la fin de ce communiqué figurent les conditions sanitaires liées à cette reprise du culte, élaborées avec une petite équipe ad hoc, que je remercie. Un protocole précis est envoyé aux curés pour préparer cette reprise des cultes.
Les personnes rendues plus vulnérables à cause de l’âge ou de la maladie sont invitées à la prudence et ne pourront peut-être pas participer à la messe. Ce sera l’occasion, avec le Service évangélique des malades, de soigner notre vigilance et de multiplier nos visites pour porter l’Eucharistie aux absents. Les paroisses auront besoin de renfort pour cela et vous donneront les moyens de remplir ce service. Je compte sur vous pour que personne ne soit privé du Pain de vie !
Après réflexion avec le conseil épiscopal, j’ai suggéré aux curés et aux différents responsables pastoraux concernés de reporter à l’automne les premières communions, professions de foi et confirmations des jeunes, pour ne pas les célébrer dans la précipitation, à des conditions compliquées et sans la préparation adéquate. Je mesure que ce peut-être un report douloureux pour certains, mais ce délai doit être accueilli comme une occasion d’approfondissement.
J’avais évoqué le 26 mars, dans un courrier aux catéchumènes, la célébration des sacrements de l’initiation en la Cathédrale, lors de la Vigile de Pentecôte le samedi 30 mai. Les conditions de faisabilité et l’incertitude sur la date de la reprise autorisée du culte rendent, hélas, impossible le maintien de ce rendez-vous. Pour ne pas retarder davantage la célébration de ces sacrements de l’initiation, préparée depuis plusieurs années, je propose que le baptême et la première communion des catéchumènes soient célébrés dans leurs paroisses respectives durant les mois de juin ou juillet. Je viendrai célébrer les confirmations des adultes (néophytes ou non) dans les différentes paroisses, au cours de l’année pastorale prochaine.
Les ordinations presbytérale d’Emmanuel Renault et diaconale de Marie-Debrice Tiomella, prévues le dimanche 28 juin, sont reportées au dimanche 13 septembre à 15h30 à la cathédrale.

4. Une perspective fraternelle
Le déconfinement va correspondre à une reprise progressive des activités. Je vous invite à demeurer le plus vigilant possibles à nos frères et sœurs fragilisés par cette épreuve, marqués par la solitude, la maladie, le deuil, ou la peur mais aussi peut-être par des difficultés matérielles et un certain dénuement, liés au chômage, à une faillite d’entreprise, à des difficultés familiales etc...
En lien avec les différents organismes caritatifs présents dans le diocèse, engageons-nous plus résolument pour une fraternité évangélique, une attention renouvelée aux plus pauvres, dans la fidélité à Jésus-Christ.

5. Des consignes sanitaires...
Notre défi est double : permettre la reprise des activités ecclésiales, qui ne sont pas des options secondaires dont nous pourrions nous passer sans mettre en cause ce qu’il y a de vital dans notre foi et prendre notre pleine part dans la lutte contre l’épidémie, en respectant la loi et en mesurant notre responsabilité vis-à-vis des autres. Cela implique précautions sanitaires et respect des règles mais aussi acceptation de la part de risque que comporte la vie sous peine de n’être plus... la vie.
Pour les réunions dans les lieux paroissiaux, la distribution de la communion aux malades, les rencontres de catéchèse ou d’aumônerie, des protocoles seront envoyés directement aux paroisses et aux acteurs concernés.
Pour la reprise des cultes, un protocole précis sera envoyé aux paroisses, pour préparer les églises à accueillir à nouveau pour le culte. Voici quelques consignes à destination de tous :

  • Eu égard à la lourde mise en œuvre pratique, la messe sera célébrée dans certaines églises seulement, tant que les consignes sanitaires seront maintenues. Merci d’accepter joyeusement cette contrainte si ce n’est pas votre église habituelle !
  • Les personnes « à risque » (âge, maladie) sont invitées à discerner avec soin le bien-fondé de leur participation au culte.
  • Le port d’un masque est fortement recommandé (non seulement pour soi, mais pour le bien des autres).
  • Du gel hydroalcoolique sera disponible sur des tables à l’entrée. Pensez à vous laver les mains.
  • Les églises seront disposées de manière à respecter les distances sanitaires préconisées entre les fidèles, soyez attentifs à éviter les regroupements à l’entrée et à la sortie de l’église, lors de la procession de communion. Respectez les marquages au sol et les indications pour l’utilisation des chaises ou bancs.
  • La communion sera donnée dans la main. Vous êtes invités à présenter votre main gauche paume vers le ciel, bien plate, au ministre de la communion, pour qu’il puisse vous donner l’hostie consacrée sans vous toucher la main.
  • La quête ne sera pas faite au moment de l’offertoire, des corbeilles de quête seront disposées à l’entrée de l’église. N’oubliez pas d’être généreux, c’est plus que jamais nécessaire !

Je vous souhaite donc un bon et fécond déconfinement ! Nous aurons la joie peu à peu de nous revoir « en vrai » et j’en rends grâces à Dieu. Nous pourrons aussi honorer ensemble, dans la prière commune, ceux qui nous ont quittés sans que nous puissions les accompagner suffisamment.
Cet épisode de la pandémie nous a surpris en plein carême. L’apogée de la crise sanitaire, chez nous, a correspondu avec la semaine sainte. Le déconfinement se vit durant le joyeux temps de Pâques et la reprise des cultes coïncidera avec la grande fête de Pentecôte, le don de l’Esprit qui fait sortir les apôtres de la chambre haute où ils étaient enfermés... La liturgie nous a donné de beaux appuis pour vivre cette épreuve et y recevoir la part de grâces nombreuses qu’elle comporte. Implorons ensemble l’Esprit Saint pour qu’il nous délivre de toute peur ! Et continuons de demander à saint Martial et aux saints limousins d’intercéder pour nous.

Avec l’assurance de ma prière pour vous et vos familles,

+ Pierre-Antoine Bozo, Évêque de Limoges

Lettre du Pape François à tous les fidèles, pour le mois de mai 2020

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020 (Fête de Saint Marc Evangéliste)

Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.
J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.
De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge, que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.
Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plaît, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

François      

Prière du Pape François à Marie - 1

Ô Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, Ô Vierge glorieuse et bénie.

Statue de la Vierge Noire à l'Enfant, dite "Notre Dame Sous-Terre" - église de St Quentin la Chabanne (23). Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Notre Dame Sous-Terre, priez pour nous

Prière du Pape François à Marie - 2

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu »

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

Un conseil en terre creusoise

Au cœur de l'univers en veille
Une planète à son réveil,
Se surprend à mieux respirer.
La Terre alors tout étonnée
Réunit un conseil d'urgence,
Faune et flore en rassemblement.
Les disparus gardent silence,
Les menacés alors s'avancent.
Qui cause cet événement ?
Certains voudraient se faire mousser
Mais pas de preuves à apporter.
Longtemps nous avons essayé,
Nombre voix se sont élevées,
Pourtant peu les ont écoutées,
Trop souvent ont été moquées.
Qui nous rend la respiration ?
Il nous faut des explications !
Regardons vers l’humanité.
Envolées les activités !
Restent des points d’agitation :
Ceux qui font encore résistance
Ceux qui salissent et font sévices,
Le profit contre l’existence.
Ceux-là faudra-t-il les soigner ?
Chacun alors de s’indigner !
Terre s’exprime, salvatrice :
« L’humain qui se met au service,
Ne bâtit pas de différences ».
D’autres humains sont au travail
Pour apporter soins, victuailles
Aux confinés dans leur bercail.
Terre repose la question :
Qui cause ces événements ?
Beaucoup de bruit, d’agitation,
Couvraient la voix du plus petit.
Quand fut calmée la frénésie,
On entendit l’avocaillon :
« C’est moi qui cause tout ce bruit ! »
Chacun se presse d’observer
Avec des yeux écarquillés,
Aucun n’aperçoit l’avorton.
« Ici, vous ne me voyez pas ? »
Terre calme le brouhaha
« Et tu prétends, toi le minus,
Avoir causé tous ces tourments !
Il suffisait d’un tout petit
Pour semer la mort et la vie !
Dépêchons-nous d’en profiter
Car le répit va-t-il durer ?
Si l’humanité oubliait ! »
Si c’est ainsi, je reviendrai,
Je suis le coronavirus !

EG

Pour bien participer 
à la messe « à distance »



Pour suivre la messe à la radio, à la télévision ou sur écran d’ordinateur, voici quelques attitudes simples pour bien participer :

 Préparer son poste ou son écran en déposant devant des fleurs, une bougie, une image exprimant le mystère chrétien.
 Choisir le siège qui convient, peut-être différent du fauteuil ou du canapé habituel dans lequel on regarde le match de foot ou un divertissement.
 Rester sur la chaîne qui diffuse la Messe, sans zapper d’une chaîne à l’autre.
 Recréer comme un espace liturgique, soustraire les motifs de distraction possibles autour de soi, faire de beaux gestes, favoriser les conditions de silence, de méditation.
 Dans la mesure du possible, se lever quand le moment liturgique le demande, et faire les signes qui sont habituellement faits lorsqu’on participe à l’Eucharistie dans une église (signe de croix, génuflexion, ...).
 Ne pas considérer qu’on participe spirituellement à l’Eucharistie si on regarde en rediffusion la messe. La participation doit avoir lieu en temps réel, car nous avons à entrer dans le temps de « plénitude » de l’Eucharistie.
 Il est beau de participer spirituellement à l’Eucharistie avec une intention de prière en temps de Carême (catéchumènes, conversion, charité, ...) et en temps d’épreuve (épidémie, malades, défunts, soignants, ...).
 Cela n’a évidemment pas la même valeur que la messe avec un rassemblement des fidèles dans l’église. Cependant, le jeûne de la communion eucharistique permet une vraie communion spirituelle au Christ ressuscité dont la présence est « réelle » dans le cœur par la foi et l’amour, dans la « petite Église » qu’est la famille.
 Ce jeûne avive le désir de communier : « Mon âme a soif du Dieu vivant. » (Ps 41,3 ; 62,2). La dimension eschatologique de l’Eucharistie se manifeste de manière forte : « Nous attendons Ta venue dans la gloire » ; « Viens Seigneur Jésus » (Ap 22,20).
 La joie sera d’autant plus grande le jour où il sera possible de se rassembler et de recevoir la communion eucharistique, et, pour les prêtres, de pouvoir célébrer l’Eucharistie avec l’assemblée des fidèles, quand Dieu voudra...

 La quête est un acte liturgique, qui permet au fidèle de participer à la vie économique de la paroisse. Vous pouvez participer à la "quête en ligne", en cliquant sur le lien qui convient :

Communiqué de Mgr Bozo sur le déconfinement - 29 avril 2020


Sans sous-estimer un instant l’extraordinaire complexité du chantier de déconfinement et les nombreux enjeux humains qu’il concerne, et en réaffirmant la loyauté des catholiques vis-à-vis des institutions de notre pays, je veux cependant réagir sur la reprise autorisée des cultes retardée au 2 juin. Depuis le début du confinement,  nous avons non seulement supporté comme tout le monde ses contraintes, mais avons voulu aussi prendre pleinement notre part pour lutter contre ce virus au prix de grandes souffrances (pensons aux conditions des visites aux mourants et de la célébration des obsèques).

Ma réaction ne vise ni à défendre un intérêt catégoriel, ni à soupçonner une défiance vis-à-vis des religions et spécialement de la religion majoritaire dans notre pays. Mais comment ne pas s’étonner fortement en constatant la reprise d’activité accordée depuis un moment déjà à des commerces tels que les chocolatiers ou la réouverture prévue à partir du 11 mai des médiathèques – toutes activités extrêmement utiles au bien de l’homme ! – et les cultes confinés durant un mois supplémentaire ?

Plus que de la défiance, j’y lis une méconnaissance et probablement une mésestime de ce que représente la dimension religieuse de l’humanité. N’est-ce pas au moment précis où cette crise nous fait douter profondément de la culture techno-scientifique, des recherches transhumanistes et du bien-fondé de la fuite en avant dans une croissance et une consommation exponentielles, qu’il faut permettre de réfléchir au sens de la vie ? N’est-il pas urgent de reconsidérer notre rapport à la vulnérabilité, aux plus pauvres, à la nature et à la transcendance ? N’est-ce pas au cœur de l’épreuve que nous avons besoin de la paix et de la confiance auxquelles permettent d’accéder la dimension spirituelle et religieuse de l’homme et de la femme ?

Nos églises sont vastes. Le plan de déconfinement précis et exigeant présenté aux services du Premier ministre – avec un accueil très favorable – par la Conférence des Évêques de France permettait de célébrer le culte catholique dans des conditions de sécurité sanitaire impossibles à assurer dans beaucoup d’autres activités autorisées à reprendre. Les diocèses ruraux en particulier, souvent plus épargnés par la pandémie, auraient pu proposer à nouveau avec prudence les activités cultuelles. Pourquoi ne pas permettre ici, comme dans d’autres domaines, une adaptation selon les départements ?

Douze semaines de privation du culte ne sont pas anecdotiques, c’est une blessure profonde qui s’ajoute à toutes les autres et que ressentent de nombreux catholiques. Je ne comprends pas le choix retenu. J’interroge donc sur sa pertinence tout en réaffirmant ma loyauté vis-à-vis des autorités de notre pays.

Je prie pour que nos gouvernants ne participent pas à amputer l’humanité d’une partie essentielle de ce qui la constitue. Je prie pour que la confiance absolue des chrétiens en l’amour de Dieu demeure inentamée. Il ne nous abandonne pas et nous appelle à donner le meilleur de nous-mêmes pour être, plus que jamais, fidèle à suivre Jésus-Christ en toute chose, en particulier dans le service des plus pauvres, qui crient vers Lui et vers nous.

† Pierre-Antoine Bozo, Évêque de Limoges         

Vivez la Semaine Sainte en direct avec RCF

>> PRIER AVEC LES GRANDS OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE

Avec le service Communication du diocèse de Limoges, RCF Limousin met en place les moyens nécessaires pour permettre au plus grand nombre de participer aux offices de la Semaine Sainte, retransmis en direct de la cathédrale de Limoges :

  • Dimanche 5 avril, 11h00-12h30 : Messe des Rameaux
  • Mardi 7 avril, 11h00-12h30 : Messe Chrismale
  • Jeudi Saint 9 avril, 18h10-19h30 : Célébration de la Cène      
  • Vendredi Saint 10 avril, 18h10-19h30 : Cérémonie de la Passion
  • Samedi Saint 11 avril 21h-23h : Vigile Pascale
  • Dimanche de Pâques 12 avril, 11h : Messe de la Résurrection, suivie de la bénédiction Urbi & Orbi du Pape François, en direct de Rome.

>> DONNER DU SENS

> Dans la "Matinale", avec les Grands Invités à 8h10 :

  • Jeudi Saint : sœur Myriam Fontaine, mère abbesse à l’abbaye de La Coudre
  • Vendredi Saint : Bruno Marie Duffé, secrétaire du Dicastère pour le service du développement humain intégral du Saint-Siège
  • Samedi Saint : Mgr Emmanuel Gobilliard, président du Conseil d’orientation de RCF.
> Avec le "Sens des jours Saints" à 7h26 et 8h55, le père Sébastien Antoni, assomptionniste, nous délivrera le sens de chacun des jours saints.

> Deux émissions spéciales en direct :
  • Jeudi Saint de 9h à 10h : «Comment vivre le Jeudi Saint dans ce contexte du confinement ?» : Table ronde avec le P. Nicolas de Boccard, Bruno Lachnitt (aumonier régional catholique des prisons Auvergne Rhône Alpes) et Bernadette Méloi (directrice du service national de pastorale liturgique et sacramentale) - Animée par Véronique Alzieu.
  • Vendredi Saint de 9h à10h : «Comment comprendre tant de souffrance dans nos vies ?» Table ronde en direct avec la pasteur Nicole Fabre (aumônier des hôpitaux de Lyon), le père Christian Delorme et Jean-Guilhem Xerri (psychanalyste) - Animée par Thierry Lyonnet.
>> ACCOMPAGNER

  • Libre antenne : « Cultivons nos liens », du lundi au vendredi, de 21h à 22h : Chaque soir pendant la durée du confinement, RCF vous donne la parole. Une heure de direct pour échanger, partager et témoigner autour de cette épreuve qui nous fragilise et nous rassemble. C’est aussi l’occasion d’évoquer les initiatives positives et de diffuser un message d’espérance. 
  • Vos intentions de prière : Pendant la Semaine Sainte, les auditeurs peuvent confier leurs intentions de prière à la communauté de Taizé et aux sœurs de l’Abbaye de La Coudre. Elles seront déposées au pied de leur croix le Vendredi Saint.
>> Pour suivre l’actualité et les nouveautés du diocèse, pour ceux qui disposent de l’accès Internet, il est possible de s’abonner à la chaîne YouTube du diocèse, à la page Facebook de RCF Limousin et à la page Facebook du diocèse.

Voir ou revoir... 
les spectacles Scèn'Epi


Trois spectacles à regarder ! Pendant toute la durée du confinement, Scèn’Epi nous propose trois de ses spectacles sur YouTube.
En effet, les prochains spectacles sont annulés et Scèn'Epi a pensé à nous proposer un contenu chrétien de qualité, à l’approche des fêtes de Pâques.

Trois spectacles sont ou seront planifiés dans les jours à venir, trois ambiances différentes, trois invitations à se tourner vers le Christ pendant ce Carême 2020 si particulier : 

  • Pèlerin de ta Vie : à partir du samedi 28 mars 2020
  • François d’Assise, Frère d’Autre Foi : à partir du samedi 4 avril
  • Au Souffle de l’Esprit : à partir du dimanche 12 avril.

=> Première diffusion à 21h, en replay ensuite.

Bonne marche vers Pâques avec la troupe Scèn’Epi ! 

Scène'Epi est un service d'Eglise rattaché à la Pastorale des Jeunes du diocèse de Clermont. Cliquez sur le logo ci-dessous pour aller directement sur le site Internet de Scèn'Epi, ou suivez ce lien : https://scenepi.com/

Le Sillon n°826  (avril 2020)

Pour la première fois depuis 1946, le journal Le Sillon n° 826 d’avril 2020 n’a pas été imprimé. Mais il est quand même prêt !

L’équipe du Sillon a décidé de le publier sur son site Internet et de rendre exceptionnellement l’accès gratuit. Pour y accéder, cliquer ici ou sur l'image ci-dessus. Attention, tous les événements annoncés dans ce journal sont bien entendu annulés ou reportés.

Vous y trouverez :

  • le message de Mgr Bozo pour ce Carême d’exception,
  • un bel article sur le projet de rénovation de l’église Saint-Martial de Beaubreuil, 
  • un beau dossier sur le monde rural, une terre d’espérances avec de nombreux témoignages, 
  • les actions de JRS Ruralité pour accueillir des demandeurs d’asile ou des réfugiés, 
  • les activités de l’école d’Évaux les Bains,
  • toute la vie des paroisses du diocèse de Limoges, 
  • avec les chroniques habituelles (actu, histoire, recette, livres, conso, jardinage, occitan,….).

À partager sans modération, merci ! Et si ça vous a plu, abonnez-vous !

Bénédiction des rameaux de 2020


En application des contraintes de confinement décidées par le Gouvernement, il ne sera pas possible de se rassembler dans les églises pendant toute la Semaine Sainte qui s’ouvre avec le Dimanche des Rameaux. Ce dimanche, qui fête l’entrée de Jésus à Jérusalem et propose une lecture de la passion du Christ, est attendu par beaucoup de fidèles qui souhaitent respecter une tradition populaire et manifester la foi qui les soutient dans la vie.
La bénédiction des rameaux de buis est le signe de cette démarche qui parle à beaucoup.


Les fidèles catholiques peuvent vivre ce dimanche des Rameaux sous des formes diverses :

  • Recevoir la bénédiction en tenant un rameau à la main et en suivant la messe retransmise en direct depuis la cathédrale de Limoges (dimanche 5 avril 11h sur la chaîne Youtube Diocèse de Limoges ou sur la radio RCF) ou une autre messe télévisée ou diffusée sur les réseaux sociaux.
  • Attendre la fin du confinement pour venir demander la bénédiction de leurs rameaux dès que les messes auront repris en public dans les églises de leur paroisse.
  • Confinés en famille ou isolés, se réunir ce dimanche 5 avril autour d’une table avec des rameaux, pour lire l’Evangile de la fête et demander à Dieu de bénir et protéger nos familles et nos proches. La liturgie de cette bénédiction est détaillée ci-dessous.

Ceux qui ont l’habitude de porter des rameaux au cimetière ne pourront le faire que dans le respect des règles sanitaires de déplacement fixées par les autorités.
Nous serons bien en union de prière avec vous tous.

Vos prêtres

Liturgie de bénédiction des rameaux à domicile - Dimanche 5 avril 2020


Sur une table, un bouquet de rameaux de buis et, si nous en avons une, une Bible.
On reste assis et, si l’on est plusieurs, on se partage les passages à lire.


Lecteur : Pendant quarante jours, depuis le mercredi des Cendres, l’Eglise s’est préparée à vivre la fête de Pâques. Aujourd’hui le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte. Il s’avance au milieu de nous sur le chemin qui va être bientôt le chemin de la Passion et de la Croix. Ecoutons l’Evangile qui nous rassemble en ce jour :


LECTURE DE L’EVANGILE DES RAMEAUX  selon saint Matthieu (chapitre 21, versets 1-11)

   Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. »
   Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : « Dîtes à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme ».
   Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux et Jésus s’assit dessus.
   Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
   Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »


Lecteur : Comme les habitants de Jérusalem, nous avons déposé ici des rameaux pour accueillir Jésus et nous irons les placer ensuite dans notre domicile, ou nous en porterons (en respectant les règles sanitaires) à des voisins proches.
Nous regardons nos rameaux de buis, nos rameaux limousins, en signe de respect et d’amour pour Celui qui va donner sa vie pour nous.
 
(bref temps de silence)
 
Parole de bénédiction à dire à haute voix : 

Dieu Tout Puissant, dans le lieu où tu nous donnes d'habiter,

Daigne bénir ces rameaux de buis, signes de la vie pour laquelle nous luttons.

Bénis notre famille, proche ou loin de nous ; bénis nos amis, nos voisins.

Conduis-nous tous à la suite de Jésus, ton Fils bien-aimé, 

Qui marche vers la nuit de sa mort et la lumière de Pâques.

Nous te le demandons, à Toi qui vis aujourd'hui et pour les siècles des siècles. Amen.

 

On peut ensuite réciter ensemble la prière de Jésus : Notre Père, qui es aux cieux...
 
On conclut en faisant le signe de la croix : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

Urbi et Orbi le 27 mars 2020 à Rome : « Le temps du choix »


Evangile selon St Marc, 4, 35-41 : Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Méditation du pape François le vendredi 27 mars : « Réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres » :

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage: cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien ? » (v. 38). "Cela ne te fait rien" : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire: " Tu ne te soucies pas de moi ? ". C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’ "emballer" et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment "salvatrices", incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos "ego" toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : "Réveille-toi Seigneur ! ".

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : "Convertissez-vous", « Revenez à moi de tout votre cœur » (Joël 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement: le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire: médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jean 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous... La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs avaient besoin des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu: orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve: Il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.

Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.
Tu nous demandes de ne pas avoir peur.
Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.
Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête.
Redis encore : « N’ayez pas peur » (Matthieu 28, 5).
Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

Communiqué de Mgr Bozo, évêque de Limoges (26 mars 2020)

Chers donateurs, 

 Notre monde, notre pays traversent une crise sanitaire sans précédent. Elle a des conséquences multiples : politiques, économiques, sociales, familiales, religieuses aussi. La priorité est sur la ligne de front, puisqu’il s’agit d’un genre de guerre : dans les hôpitaux, les EHPAD mais aussi auprès des plus vulnérables. Sans compter l’urgence économique, pour sauvegarder nos capacités de production, nos emplois.


La mission de l'Église
Comme vous le devinez, cette crise du Covid 19 n’est pas sans fortes répercussions également sur la vie de l’Église. En ce temps de crise, nous essayons d’honorer au mieux la mission, par le soutien fraternel et les réponses aux appels de détresse, mais aussi en allant porter le sacrement des malades ; en restant en lien avec les personnes les plus isolées et vulnérables, ou avec les enfants du catéchisme et les jeunes ; en assurant la célébration des obsèques selon les termes prévus par la loi d’urgence sanitaire, en célébrant les messes aux intentions demandées. C’est beau de voir les prêtres et les communautés s’organiser et se mobiliser. Merci à vous aussi de cet engagement et de celui de la prière, accessible à tous et décisif ! 

L'actualité du diocèse

Nous nous sommes concentrés sur le plus urgent en nous disant que « l’intendance suivrait »… Vous-mêmes avez bien d’autres préoccupations et difficultés de tous ordres. Cependant, la situation économique du diocèse va être rendue difficile. Ainsi, il ne nous est pas possible d’imprimer les lettres de lancement de la campagne du Denier de l’Église qui devraient actuellement être distribuées. Ce n’est pas sans incidences. Sans Denier, avec le manque à gagner des quêtes qui ne rentreront pas durant plusieurs semaines, nous ne pourrons assurer les traitements des prêtres, religieuses et les salaires des personnels laïcs. Nous avons d’ores et déjà informé les prêtres que leur traitement, comme ceux des laïcs en chômage partiel, serait diminué durant tout le temps du confinement.
Aussi, je me permets, même en ces temps difficiles, de vous inviter à provisionner la somme que vous versez habituellement au Denier, et pourquoi pas l’argent que vous donnez chaque dimanche à la quête, pour pouvoir répondre à l’appel du Denier lorsque la vie « normale » aura repris et que les courriers vous parviendront. Cela peut-être pour certains l’occasion de passer au versement électronique... (vous en trouverez la procédure sur notre site Internet. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des difficultés). 

 Quête "en ligne" (par Internet) : paroisse Notre Dame de Haute Marche - paroisse St Marien en Combrailles - paroisse Ste Croix des Deux Creuse.

La communication du diocèse

Une autre manière d’honorer la mission en ces temps compliqués, c’est de communiquer. Notre Pôle Communication ne chôme pas. Vous pouvez consulter le nouveau site diocésain. C’est là que vous trouverez d’ailleurs les informations pour votre don électronique. Chaque jour, le vicaire général ou moi-même célébrons la messe à l’oratoire de l’évêché à 11 h 30, retransmise en direct sur la page Facebook du diocèse suivie de la prière de l’Angelus et d’une prière à Saint Martial. 


La Semaine Sainte

Pour la Semaine Sainte, les offices seront retransmis depuis la cathédrale, vous pourrez y avoir accès par Internet et en consulter les horaires sur le site du diocèse. 
Pour que ces retransmissions puissent être accessibles au plus grand nombre, nous avons besoin d’avoir 1000 abonnés sur la chaine « YouTube diocèse de Limoges ». Aussi, je vous invite à vous y rendre et à cliquer sur « s’abonner », cela rendra service à tous ceux qui n’ont accès qu’au site Internet et pas aux réseaux sociaux.

En ce lendemain de l’Annonciation, je confie chacun de vous à Notre-Dame. Qu’elle nous entraîne dans son « Oui » sans réserve à la Volonté de Dieu, plus nécessaire que jamais. Prions bien les uns pour les autres. Merci de votre soutien si précieux. 
Je vous bénis.
+ Mgr Pierre-Antoine Bozo
Évêque de Limoges

Message des évêques de France - Covid19 - Prière du 25 mars

MESSAGE DES ÉVÊQUES DE FRANCE AUX CATHOLIQUES ET À TOUS NOS CONCITOYENS


NOTRE PAYS, AVEC DE NOMBREUX AUTRES, TRAVERSE UNE GRANDE ÉPREUVE. LE CHEF DE L’ÉTAT NOUS APPELLE À LAISSER DE CÔTÉ NOS DIVISIONS ET À VIVRE CE TEMPS DANS LA FRATERNITÉ. C’EST POURQUOI NOUS AVONS VOULU QUE CE MESSAGE DESTINÉ EN PREMIER LIEU AUX CATHOLIQUES S’ADRESSE AUSSI À TOUS NOS CONCITOYENS SANS DISTINCTION.
NOUS LE FAISONS DANS UN ESPRIT D’HUMILITÉ, MAIS AVEC LA CERTITUDE QUE LA FOI CHRÉTIENNE A UNE MISSION SPÉCIFIQUE DANS CE MONDE ET QU’ELLE NE DOIT PAS S’Y DÉROBER. NOUS PENSONS AUSSI À TOUS CEUX ET CELLES QUI PARTAGENT AVEC NOUS LA FOI EN DIEU ET LA CONVICTION QU’IL ACCOMPAGNE NOTRE VIE. NOUS PENSONS ENFIN À TOUS CEUX ET CELLES QUI NE CROIENT PAS MAIS SOUHAITENT QUE LA SOLIDARITÉ ET L’ESPRIT DE SERVICE S’ACCROISSENT ENTRE LES HOMMES.
À TOUS, NOUS DISONS NOTRE DÉSIR QUE NOTRE COMMUNAUTÉ NATIONALE SORTE GRANDIE DE CETTE ÉPREUVE. DEPUIS BIEN DES ANNÉES DÉJÀ NOTRE HUMANITÉ A L’INTUITION QU’ELLE DOIT CHANGER RADICALEMENT SA MANIÈRE DE VIVRE. LA CRISE ÉCOLOGIQUE NOUS LE RAPPELLE SANS CESSE, MAIS LA DÉTERMINATION A FAIT LARGEMENT DÉFAUT JUSQU’ICI POUR PRENDRE ENSEMBLE LES DÉCISIONS QUI S’IMPOSENT ET POUR S’Y TENIR. OSONS LE DIRE, L’ÉGOÏSME, L’INDIVIDUALISME, LA RECHERCHE DU
PROFIT, LE CONSUMÉRISME OUTRANCIER METTENT À MAL NOTRE SOLIDARITÉ. NOUS AVONS LE DROIT D’ESPÉRER QUE CE QUE NOUS VIVONS EN CE MOMENT CONVAINCRA LE PLUS GRAND NOMBRE, QU’IL NE FAUT PLUS DIFFÉRER LES CHANGEMENTS QUI S’IMPOSENT : ALORS, CE DRAME PORTEUR D’ANGOISSE N’AURA PAS ÉTÉ TRAVERSÉ EN VAIN.
LE MERCREDI 25 MARS, À 19H30 UN PEU PARTOUT EN FRANCE, LES CLOCHES DE TOUTES LES ÉGLISES SONNERONT PENDANT DIX MINUTES, NON POUR APPELER LES FIDÈLES À S’Y RENDRE, MAIS POUR MANIFESTER NOTRE FRATERNITÉ ET NOTRE ESPOIR COMMUN.
ELLES SONNERONT COMME ELLES ONT SONNÉ AUX GRANDES HEURES DE NOTRE HISTOIRE, LA LIBÉRATION PAR EXEMPLE. EN RÉPONSE À CE SIGNE D’ESPOIR, NOUS INVITONS TOUS CEUX QUI LE VOUDRONT À ALLUMER DES BOUGIES À LEUR FENÊTRE.
CE GESTE, QUI EST DE TRADITION DANS LA VILLE DE LYON, EST UN SIGNE D’ESPÉRANCE QUI TRANSCENDE LES CONVICTIONS PARTICULIÈRES : CELUI DE LA LUMIÈRE QUI BRILLE DANS LES TÉNÈBRES !

CE QUI SUIT S’ADRESSE MAINTENANT AUX CATHOLIQUES :
Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde : «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?
Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38. Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.
Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous : «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1re dizaine].
Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e
dizaine].
Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : «Comment cela va-t-il se faire ?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse : «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].
Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus : «Guéris-nous !» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]
[5e dizaine avec intentions particulières].
Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.
C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

Note de notre évêque Mgr Bozo (17 mars 2020)

Aux catholiques du diocèse de Limoges
Note suite aux mesures de confinement prises par le Président de la République
17 mars 2020
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Comme tous nos compatriotes, nous sommes tenus de respecter les normes édictées par le gouvernement pour faire face à la crise sanitaire exceptionnelle du moment. Ce qui signifie concrètement pour les catholiques :

  • Les églises restent ouvertes quand c’est possible, mais il n’y a plus de célébration de messe en public, ni le dimanche, ni en semaine. Les prêtres célèbrent les messes en privé aux intentions qui leur sont confiées et pour le peuple de Dieu.
  • Les baptêmes, confirmations, mariages, professions de foi sont reportés.
  • Les obsèques seront célébrées dans la stricte intimité familiale, à concurrence de 20 personnes, en aménageant la célébration pour tenir compte des « gestes barrières ». Les personnes présentes devront être munies de l’attestation de déplacement dérogatoire. Les laïcs engagés dans la préparation et la célébration des obsèques seront dispensés de leur mission lorsqu’ils ont plus de 70 ans.
  • Les prêtres éviteront de sortir et d’aller à la rencontre. Vous pouvez les contacter par téléphone. Ils se déplaceront en cas d’urgence.
  • Les réunions pastorales sont annulées.
  • Les différents services du diocèse, en particulier le service communication, le service de la catéchèse, le service de l’Enseignement catholique, font en sorte d’assurer une présence par les réseaux sociaux pour permettre de continuer la mission éducative, la mission d’évangélisation et de communion. La maison diocésaine est fermée.
  • Les services caritatifs se coordonnent et font leur possible pour que la mission de l’Église auprès des plus isolés et des plus vulnérables puisse continuer. Des dérogations sont données aux associations pour leur permettre d’accomplir leur mission. Vous êtes invités vous-mêmes à rester attentifs à vos frères et sœurs les plus isolés, les plus vulnérables, en les contactant par téléphone et en signalant tout besoin urgent.
  • La prière reste possible en tous lieux et en tout temps. Le service de communication du diocèse propose de nous aider à nourrir notre foi et notre vie spirituelle via le site internet et les réseaux sociaux. Le prochain numéro du Sillon ne pourra être disponible que dans la version digitale. Soyez attentifs à transmettre des informations et des moyens à ceux qui n’ont pas accès à Internet.
  • Je propose à tous ceux qui le peuvent de nous retrouver en communion chaque jour à midi pour prier ensemble l’Angelus et une prière à Saint Martial (ci-dessous).
Ces mesures sont en vigueur jusqu’à la levée des règles de confinement.

Il nous reste à développer notre inventivité pour continuer de vivre selon l’Évangile en ce temps de crise, c’est le moment où jamais que notre charité se fasse inventive. Restons en lien ! Je prie pour que le Seigneur vous donne de grandir durant ce carême d’exception dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Saint Martial et tous les saints Limousins, priez pour nous ! Haut les cœurs !

+ Mgr Pierre-Antoine Bozo
Évêque de Limoges

Angelus

L’ange du Seigneur porta l’annonce à Marie,
Et elle conçut du Saint Esprit.
Je vous salue Marie...

Voici la Servante du Seigneur,
Qu’il me soit fait selon ta parole.
Je vous salue Marie...

Et le Verbe s’est fait chair,
Et il a demeuré parmi nous.
Je vous salue Marie...

V/ Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions :

Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l’Ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien aimé. Conduis-nous, par sa Passion et par sa mort, jusqu’à la Gloire de la Résurrection.   Amen.

Prière à Saint Martial

Nous te rendons grâces, Seigneur, pour la foi qui se transmet de génération en génération dans notre diocèse, en particulier pour la foi en la puissance d’intercession de son premier évêque Saint Martial.


C’est Martial qui a apporté en Limousin le nom de Jésus-Christ, aux débuts de l’évangélisation de notre pays. C’est par son intercession que nos compatriotes ont été délivrés du mal des ardents en 994. C’est lui que les confrères invoquent fidèlement tous les mercredis soirs pour notre diocèse, pour toutes les intentions qui nous sont confiées.


Aujourd’hui encore, de manière solennelle et grave, en communion avec tous les diocésains, nous demandons à Saint Martial d’intercéder auprès du Seigneur en ce temps d’épreuve.


Saint Martial, ami du Seigneur, toi qui vis en son Royaume, nous te prions de continuer de faire du bien et de nous montrer comment mieux ouvrir notre cœur au Sauveur que tu es venu nous annoncer, à Son Père et à l’Esprit d’amour.


Ô Dieu trois fois saint, par l’intercession de Marie ta Mère, de Saint Martial, et de tous les saints Limousins, délivre-nous du mal, de ce mal de l’épidémie de Coronavirus qui afflige la plupart des pays, toi qui es Père, Fils, et Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Communiqué de notre évêque Mgr Bozo (14 mars 2020)

Limoges, le 14 mars 2020,
Aux diocésains de Limoges

L’intervention du Premier Ministre ce soir, et un échange subséquent que je viens d’avoir avec le cabinet du préfet de Haute-Vienne nous obligent à entrer dans la discipline imposée à tous les français.

Aussi ai-je demandé aux prêtres du diocèse, avec une réelle tristesse mais avec confiance dans les autorités civiles de notre pays, de ne pas célébrer les messes demain, contrairement à ce que je leur avais indiqué… ce matin.

En revanche, j’invite à laisser les églises ouvertes. Pourquoi pas, là où c’est possible, à exposer le Saint Sacrement et en tous cas à permettre de venir prier en gardant les distances nécessaires, à méditer les beaux passages de l’Écriture de ce troisième dimanche de Carême, et si vous restez chez vous à profiter de la messe télévisée sur France 2 ou KTO ou la messe radiodiffusée sur France Culture.
La célébration de l’appel décisif des adolescents est donc également annulée demain après-midi au Sacré Cœur.

Continuons à prier avec ferveur le Maître de l’histoire les uns pour les autres et spécialement demain pour les adolescents qui se préparent au baptême. Restons attentifs et disponibles.

Merci de votre confiance. Je demande au Seigneur de vous soutenir et bénir et à Saint Martial d’intercéder pour nous.

+ Mgr Pierre-Antoine Bozo
Évêque de Limoges

Lettre de notre évêque Mgr Bozo (13 mars 2020)

Vendredi 13 mars 2020,
En l’anniversaire de l’élection du Pape François

Chers diocésains,

De Rome, où je termine ce jour la visite « ad limina (1) », je vous rejoins par la prière et par
ce petit mot, destiné à vous encourager pour traverser ce moment compliqué et douloureux du fait de la pandémie du virus « Covid 19 ».

Les disciples de Jésus-Christ que nous essayons d’être, qui cherchent à se convertir durant ce temps du carême, sont appelés à vivre ce moment avec une triple exigence :

- L’exigence de la foi. Elle nous appelle à faire confiance à la Providence divine qui guide l’histoire du monde et de chacun de nous vers son terme bienheureux, même si les épreuves n’ont pas un sens immédiat et lisible.

Elle nous encourage, avec toute la tradition biblique, les psaumes et par la voix de Jésus lui-même, à nous tourner vers Dieu, pour lui demander d’être délivrés de ce fléau, d’en guérir les malades, de soutenir ceux qui souffrent. Il importe aussi d’intercéder pour tous ceux que leur profession met directement au service de la lutte contre la maladie, les personnels soignants en particulier, sollicités de manière très éprouvante. C’est le moment de prier, d’intercéder, plus que
jamais, en laissant la charité du Christ dilater nos cœurs à sa mesure, c’est-à-dire aux dimensions du monde entier. 

Notre Limousin connaît la belle tradition des ostensions, dont l’origine est justement la prière de délivrance d’un mal endémique, par l’intercession de saint Martial et des saints Limousins. En lien avec les confréries du diocèse, nous réfléchissons à l’organisation d’un temps de prière et d’intercession en présence des reliques des saints limousins, dont nous vous informerons, même si nous ne pourrons l’organiser qu’en petit comité pour respecter les indications gouvernementales destinées à contrer l’extension du virus.

- L’exigence de la sagesse. La foi surnaturelle ne nous en dispense pas, au contraire, elle la renforce. La grâce ne supprime ni la nature, ni le bon sens. Cette sagesse nous invite à prendre part à l’effort demandé par les autorités de notre pays. Elle nous invite au civisme, à être attentifs aux consignes des pouvoirs publics et à favoriser leur mise en œuvre, loyalement.

- L’exigence de charité. Elle nous appelle à nous soucier des plus petits, des isolés, particulièrement vulnérables, possiblement inquiets ou angoissés en ce temps d’épreuve d’un type nouveau.

Nous protéger ne signifie pas « sauver notre peau » en nous calfeutrant chez nous, sans nous soucier des autres. Soyons attentifs, soyons inventifs, prenons des initiatives et si besoin des risques pour cela.

Nous pouvons nous organiser au niveau des paroisses, des relais, des mouvements, pour veiller à ce que personne ne soit oublié. Il nous faut penser aux personnes âgées, malades, mais également aux parents qui devront garder les enfants à la maison à cause de la fermeture des écoles : c’est le moment de l’entraide généreuse !

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Pour l’heure, il n’est pas interdit de nous rassembler pour la messe de semaine ou du dimanche. Mais nous devons respecter les mesures de prudence que vous connaissez : pas de contact physique, garder la distance d’un mètre (par exemple intercaler une place vide entre chaque fidèle), éternuer dans son coude, mains lavées, communion dans la main, etc...

Ceux qui ne pourront avoir accès à l’Eucharistie sauront développer la prière devant le Saint Sacrement, la communion de désir, la fréquentation de la Parole de Dieu, la prière du chapelet et tous ces moyens que l’Église met à notre disposition pour entretenir notre foi, y compris en restant chez nous quand c’est nécessaire.

Certains rassemblements plus importants seront supprimés, selon l’évolution de la situation. Nous vous entretiendrons au fur et à mesure. N’hésitez pas à consulter le site internet du diocèse et à tenir informés ceux qui n’y ont pas accès.

Auprès de la tombe des Apôtres Pierre et Paul, dans une proximité renouvelée avec le Pape François, successeur de Pierre, en ce jour anniversaire de son élection, je vous assure de ma joie d’être au service de l’Église de Limoges, de ma disponibilité, de ma prière et vous bénis.

+ Pierre-Antoine Bozo
Evêque de Limoges

(1) Les visites « ad limina Apostolorum », c’est-à-dire au seuil, au tombeau des Apôtres Pierre et Paul sont destinées à renforcer le lien des évêques du monde entier avec le siège de Pierre, et au successeur de Pierre d’exercer sa mission au mieux dans une bonne connaissance des différentes Églises locales. Elles ont lieu tous les 5 ans en principe et durent une semaine, sous forme de pèlerinage aux Basiliques Majeures et de rencontre avec le Pape et tous les services de la Curie romaine.

Appel à l'aide du diocèse de Ouahigouya  (octobre 2019)

SOUTIEN AU DIOCESE DE OUAHIGOUYA

Nous reprenons ici les déclarations de Mgr Pierre-Antoine BOZO, notre évêque, et celle de Mgr Justin KIENTEGA, évêque de OUAHIGOUYA, diocèse avec lequel nous sommes jumelés depuis des années, "pour le meilleur et pour le pire"...
La partie nord du BURKINA FASO où se situe le diocèse de OUAHIGOUYA traverse une période de grande épreuve, liée au développement d’un islam radical et violent, qui exacerbe des tensions inter-ethniques. Le diocèse de OUAHIGOUYA compte déjà dix sept victimes d’attentats et doit affronter l’accueil de plus de 70 000 réfugiés qui fuient les villages menacés.
Les structures étatiques sont défaillantes et le diocèse doit pourvoir à l’accueil et à l’aide à ces réfugiés ; à quoi s’ajoutent des épisodes de sécheresse récurrents qui aggravent le déficit d’autonomie alimentaire.
Face à cette situation dramatique, Mgr KATIENGA exprime un besoin urgent en matière d’abris, de kits de survie et d’appui alimentaire à moyen et long terme. Il faut aussi trouver une solution pour que les nombreux enfants déplacés puissent continuer l’école, car c’est justement l’obscurantisme qui fait le lit du terrorisme. Des aides ont déjà été obtenues mais restent très en deça des besoins. Mgr KATIENGA en appelle aux organisations humanitaires, à toutes les personnes de bonne volonté et, notamment à celles de notre diocèse. Il compte également sur nos prières pour que revienne la paix dans son pays.
Pour faire appel à notre générosité financière, Mgr BOZO a confié à l’association humanitaire MIL’AMI le soin de recueillir les dons (espèces, chèques...)

Merci de tout coeur !