Eglises  et  clochers  -  St  Marien  en  Combrailles

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Cette page est encore bien courte ! 

L'objectif est de présenter au moins un paragraphe, avec une photo ou une image, pour chacun des clochers de la paroisse St Marien en Combrailles. 

Pour cela nous mettons les Internautes à contribution : toutes informations, images et/ou photos libres de droits seront les bienvenues. Vous pouvez les transmettre à l'adresse suivante : michel.arnaud52@gmail.com

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Fresque du baptême, par Nicolaï Greschny - Eglise d'Auzances - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Baptême à l'église d'Auzances


Dans cette fresque magnifique,
Le regard tourné vers le haut,
L’humanité vient chercher l’eau,
Qui purifie et vivifie.
Avec des gestes pacifiques,
Elle est invitée, accueillie,
Par une Mère et son Enfant.
Leur amour traverse les temps.
Nous entrons dans la vie du Christ.

EG

Auzances  -  Eglise  St  Jacques  le Majeur

C’est le plus ancien monument de la cité. La nef centrale, du XII° siècle, est romane, donc à voûte en "plein cintre" (c’est-à-dire en demi-cercle). Elle est prolongée par une travée plus basse qui, au XVI° siècle, a remplacé le chœur  primitif, et par le chœur actuel. Ces deux parties sont gothiques, avec croisées d’ogives. Il en est de même des voûtes des bas-côtés, datées des XV° et XVI° siècles. 

Au XVII° siècle, au  sud (côté rue de l’église) sont édifiées deux nouvelles chapelles : une dédiée à St Louis et l’autre à St Joseph (les fonts baptismaux actuels). Les colonnes galbées de cette dernière proviennent de l’ancien retable ; elles soutiennent les statues de Saint Jacques et de Sainte Anne, patrons de la paroisse (fêtés le dernier dimanche de juillet).

L’édifice n’a donc plus un plan en croix, mais plutôt celui d’une basilique romaine : c’est un rectangle que prolonge le demi-cercle du chœur à l’est, avec une excroissance rectangulaire au sud, composée des deux chapelles rajoutées au XVII° siècle.

Au  fond de la nef, quatre épais piliers ont été construits au XIII° siècle pour soutenir le clocher. La partie supérieure de celui-ci a été refaite en 1857. Il a fallu le réparer par suite de dégradations dues à la foudre, en 1955 et une nouvelle fois en 2005. En 1962, l’ensemble du bâtiment a connu une importante restauration.   

Cette église est ornée de remarquables fresques murales de style byzantin, réalisées en 1965 par Nicolaï Greschny (1912-1985), peintre d'origine estonienne. Elles représentent St Martial (fondateur et saint patron du diocèse de Limoges), St Michel, les apôtres, St Antoine et les principaux événements de la vie du Christ.

Photo 1 : La « Descente de Croix », copie d'une peinture murale de Daniel de Volterra (peintre italien réputé, ami de Michel-Ange), a été replacée dans l'église en octobre 2018 après restauration. La fresque murale originale, peinte vers 1545 sur des ébauches de Michel-Ange, puis détachée du mur et fixée sur un tableau en 1809, est dans l'église de la Trinité des Monts, à Rome.

  En savoir plus sur Daniel de Volterra, sur l'original et les copies de cette peinture

Photo 2 : vue du clocher.

Photo 3 : fresque de la Nativité par Nicolaï Greschny : au centre, l'enfant Jésus couché dans la mangeoire, réchauffé par l'âne et le boeuf ; en bas à gauche, St Joseph et la Ste Vierge ; en bas à droite, les bergers (dont un qui joue de la flûte) ; en haut au centre, un ange ; en haut à gauche, les trois rois mages.

  En savoir plus sur Nicolaï Greschny, peintre de fresques et d'icônes 

  En savoir plus sur Auzances   

Le Chauchet - Eglise St Julien et de la Nativité de la Vierge

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Petite commune au milieu des vallées et des côteaux, traversée par la rivière « La Tardes », Le Chauchet est un endroit où l'on n'a pas pour habitude de s'ennuyer. 
Depuis au moins trois millénaires, des personnes peuplent ce territoire qui aujourd'hui compte seulement une centaine d'âmes. Si les activités traditionnelles, en particulier la poterie, sur les villages de Cherchaud et de La Villetelle, ont disparu, les Chauchetois ne manquent pas d'idées et d'initiatives. En vous promenant sur place, les agriculteurs vous parleront de leurs productions (viande, lait, pommes...) et de leurs structures (méthanisation, photovoltaïque). Un autre habitant évoquera avec vous sa passion pour l'aviation. Dans le bourg, pas besoin de label, les habitants rivalisent de savoir-faire afin de fleurir les environs... La municipalité n'est pas en reste et accompagne un projet éolien tout en essayant de favoriser les nouvelles installations avec la restauration d'anciennes maisons du bourg. Les associations s'activent pour faire vivre le lien social, en particulier à la fin août où la population est multipliée par dix... Bref, beaucoup d'énergie et d'ambition pour l'avenir d’une si modeste commune. 
Pour autant, voici plusieurs années que les Chauchetois s'inquiétaient de l'état de leur église, symbole du savoir-faire des bâtisseurs d'antan. On ne sait pas exactement depuis combien de temps elle orne la place communale. L'édifice, placé sous les vocables de Saint-Julien-de-Brioude et de la Nativité de la Vierge, a été remanié à plusieurs reprises, notamment au milieu du XIXème siècle. C'est à ce moment-là que le clocher actuel a dû être construit. Pour mettre fin aux outrages de la météo, les Chauchetois ont décidé de renouer avec le côté débrouillard de leurs aïeux, en mettant en place un mécénat qui a rencontré un vif succès. Cela a permis et permettra de restaurer intégralement la couverture de la flèche du clocher mais aussi des vitraux endommagés ou le mécanisme des cloches. C'est d'ailleurs lors du baptême de la cloche Marie-Léonie, en 1887, qu'a eu lieu le précédent grand mécénat pour cette petite église. 
Si de nouveaux dons arrivent encore, les travaux de remise en état ne manquent jamais dans les bâtiments pluri-centenaires ; les organisateurs du mécénat ont décidé de remercier tous les donateurs lors d'une cérémonie le 8 septembre 2018 : procession et messe à partir de 9h30 sous la présidence de notre évêque Mgr Bozo. Ce jour est également marqué par une procession traditionnelle de dévotion à la Vierge entre l'église et un sanctuaire situé en bas du bourg. Tous les mécènes Chauchetois et leurs généreux donateurs se retrouveront alors autour d'un verre et d'un buffet convivial. Un moment sympathique à partager à l'ombre du clocher, bien entendu.

 En savoir plus sur l'église du Chauchet (photos), sur le mécénat mis en place pour la rénover  

Evaux les Bains  -  Eglise St Pierre et St Paul

La ville d'Evaux les Bains est connue dès l'époque gallo-romaine pour les propriétés thérapeutiques de ses eaux minérales, en rhumatologie et en phlébologie. 

L'abbatiale romane St Pierre et St Paul a été classée monument historique dès 1841. Sa construction remonte aux XI° - XII° siècles, néanmoins certains éléments (en particulier des sculptures) sont encore plus anciens, puisqu'ils datent de l'époque carolingienne (IX° siècle) ; ils ont probablement été récupérés d'une précédente église. La guerre de Cent Ans fut la cause de gros dégâts, et la nef fut reconstruite au XV° siècle, dans le style gothique. Au XVII° siècle, c'est une disette financière qui provoqua un manque d'entretien : la voûte de la nef, le choeur et le transept s'écroulèrent ; la reconstruction prit un demi-siècle. Enfin, en 1942, un incendie ravagea la toiture, le retable, les stalles du choeur ; la reconstruction se fit dans un style beaucoup plus sobre et dépouillé, mettant en valeur la magnifique architecture du bâtiment. La voûte actuelle, en forme de carène de bateau inversée, est en planches de châtaignier, d'une couleur brun clair qui se marie bien avec la teinte de la pierre, particulièrement quand le soleil est au rendez-vous...

Mais pourquoi a-t-on construit une si grande et si belle église à Evaux ? Pour accueillir les foules de pèlerins qui venaient visiter les reliques de l'ermite St Marien, saint patron de notre paroisse "St Marien en Combrailles". A noter que ces reliques ont traversé sans dommage les dramatiques événements dont a souffert l'édifice ; elles sont aujourd'hui dans une châsse-reliquaire, chef d'oeuvre de menuiserie et sculpure sur bois du début du XVII° siècle (restaurée au XX° siècle).

Et pourquoi cette église est-elle placée sous le double patronage des saints apôtres Pierre et Paul ? Parce qu'on les fête simultanément, le 29 juin... ce qui n'explique pas pourquoi ce n'est pas St Marien qui a été choisi pour la dédicace de cette église... mais St Marien brillait par sa modestie et son humilité.

Photos (cliquer sur l'imagette de votre choix, puis cliquez sur la photo pour l'agrandir)1- le clocher ; 2- la nef et sa voûte en châtaignier, en forme de carène de bateau ; 3- statue de la Déploration du Christ. 

  En savoir plus sur l'église abbatiale St Pierre et St Paul d'Evaux les Bains 

  En savoir plus sur les éléments d'architecture et de sculpture et sur la datation , en particulier sur le clocher.   

Les Mars - Eglise St Médard

La charmante église des Mars remonte au XIII° ou XIV° siècle, mais elle a été remaniée à plusieurs reprises (XVI°, XVII°, puis XIX° siècle). Une restauration complète a été réalisée au début du XXI° siècle, ce qui lui a redonné un aspect clair et gai, tout pimpant.

Sur le plan architectural, elle se compose d'une nef unique à voûte en berceau brisé, complétée par un clocher porche, une chapelle latérale voûtée en ogive, et une sacristie. Le chevet plat est percé d'une grande ouverture remplie par le lumineux vitrail de St Médard (photo ci-contre). Le tabernacle est en métal.

Le patron principal de cette église est l'évêque St Médard de Noyon (celui auquel la tradition accorde une influence sur la météo...) et la patronne secondaire est la reine Ste Radegonde, épouse du roi Clotaire I° et belle-fille du roi Clovis (VI° siècle).

A noter : les habitants des Mars s'appellent les Marsiens et les Marsiennes.

 Voir plus d'images de cette église.

Ci-contre : Messe de la fête de Ste Radegonde 2019 en l'église des Mars. Le vitrail derrière l'autel représente St Médard (à droite, avec une auréole et un vêtement rouge) qui donne son cheval à un chevalier pauvre (à gauche, en bleu). Le cheval est au second plan, à gauche. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Rougnat - Eglise St Laurent

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Rougnat est situé à 3 km au nord d'Auzances, sur la D996 en direction d'Evaux les Bains. Des restes d'une villa gallo-romaine ont été découverts au village de Cujasseix, attestant d'une occupation très ancienne de la région.

L'église paroissiale St Laurent de Rougnat a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques le 9 septembre 1935, et son décor intérieur le 30 octobre 1952. Ses parties les plus anciennes remontent au XIII° siècle. Elle est surtout connue pour ses magnifiques boiseries de style Louis XV, et pour une série de tableaux religieux attribués au peintre italien Giovanni Domenico Lombardi (1682-1752, né et mort à Lucques près de Florence).

Le clocher ancien s'écroula à la fin du XIX° siècle ; un nouveau clocher a été construit en 1933. Les boiseries et les tableaux ont été nettoyés et restaurés en 1962-1963.

Ci-contre une vue de l'autel avec son tabernacle, surmonté d'une sculpture représentant la Vierge Marie montant au Ciel (Assomption) ; le triangle au-dessus de sa tête symbolise la Trinité. Bois peint imitation marbre et dorures, époque baroque finissant (XVIII° siècle).

 Pour en savoir plus sur l'église de Rougnat 

 Pour voir d'autres oeuvres de Giovanni Domenico Lombardi.

Sannat - Restauration de l'église St Martin

La commune de Sannat a lancé en 2018 une opération de restauration de l'église St Martin.
Le projet comprend pour l’essentiel :
  • la restauration d’une cloche usée (descente nécessaire, réparation en atelier, remise en place),
  • le suivi des parties de toitures, charpente, zinguerie,
  • une reprise des enduits abîmés,
  • la reprise et création de certains vitraux,
  • la mise en valeur d’éléments remarquables (éclairage de la cloche de Saint-Pardoux, mise en avant du mécanisme ancien d’horlogerie).
Le projet total est estimé de 45 000 à 60 000 euros. Un appel aux dons est lancé pour financer ces travaux (avec possibilité de réduction d'impôts).

 Voir le site Internet de la commune de Sannat pour en savoir plus sur cette opération, sur l'histoire de cette église (construite en 1898 en remplacement d'une église du XII° et XIII° siècle, mais avec récupération de trois cloches), sur la marche à suivre pour participer à la souscription.
 Voir les photos de l'opération de descente de la cloche (poids 469 kg ! )   
Cliquez sur l'image pour l'agrandir =>